Matusalem (Rhum)

 En 1872, alors que Cuba est en pleine guerre d’indépendance, Benjamin et Eduardo Camp, deux frères d’origine espagnole, créent une distillerie de rhum à Santiago. Pour se différencier des rhums cubains de l’époque, plutôt grossiers, ils perfectionnent les techniques de distillation et de vieillissement, adaptant notamment la technique de la solera. Idée simple mais innovante pour le rhum, cette technique permet des vieillissements beaucup plus longs sous des climats où passées une dizaine d'années, il ne reste généralement plus grand chose dans les fûts.

Les rhums des frères Camp, sous la marque “Ron Matusalem”, connaissent rapidement un grand succès, collectionnant les médailles et représentant jusqu’à 50 % du marché cubain vers 1940. La révolution castriste mettra une fin brutale à la production, et il faudra attendre les années 90 pour que Matusalem fasse son retour. Après des années d’exil aux Etats-Unis, Claudio Alvarez, arrière petit-fils d’Eduardo Camp, a relancé la production, remettant en vigueur les méthodes utilisées par ses ancêtres, et qui sont toujours sans équivalent dans l’univers du rhum.
Spécificités
Elaborés en République Dominicaine, les rhums Matusalem sont hantés par un rêve : pouvoir revenir un jour à Cuba. Elaborés à partir de mélasses, ils sont vieillis, selon la technique de la solera qui provient de celle utilisée pour les vins de xérès : lors de sa maturation en fûts de chêne, l’eau-de-vie de canne à sucre connaît des assemblages réguliers entre les différents millésimes, les plus anciens “éduquant” les plus jeunes.
Produits
Les rhums Matusalem sont disponibles en plusieurs qualités : Platino, rhum blanc (40°), d’une grande pureté ; Solera (40°), 7 ans de solera, puissant, généreux et d’une grand douceur ; Clasico (40°), 10 ans de solera ; Gran Reserva (40°), 15 ans de solera, onctueux, suave, d’une telle complexité aromatique qu’il a été surnommé le cognac du rhum, et sacré meilleur rhum du monde par l’Institut Américain du Goût en 1999.